Les concerts avec exsonvaldes, c'est...
Le 19 Octobre 2004 par Martin C.
Se préparer à partir en tournée avec exsonvaldes c’est :
- Se réveiller aux aurores parfois deux heures à l’avance parce qu’on est surexcité,
- arriver en retard au rendez-vous parce qu’on a traîné alors qu’on aurait pu faire sa valise la veille,
- descendre avec Benoît (qui est arrivé une demi-heure en avance après avoir fait de la moto toute la nuit avec une
fille) retrouver Antoine, Greg et Simon dans la rue qui attendent depuis dix minutes,
- attendre guillaume et le van,
- descendre à la cave chercher le matériel et se demander si on a pas encore rajouté un truc dans le sac de pieds de
batterie,
- trouver quand même que le back line commence à avoir de la gueule,
- attendre que Simon finisse sa clope,
- démarrer le van.
Sur le trajet :
- on passe les deux premières heures à parler de plein de trucs parce qu’on est surexcités,
- on finit par s’endormir doucement (pour certains),
- on se fait réveiller par d’autres avec de l’eau ou un hurlement dans l’oreille,
- on devient de mauvaise humeur quinze secondes puis on décide de les pardonner parce qu’on aurait fait pareil,
- on écoute une compile mainstream en chantant puis on se tape un truc de post-rock que tout le monde ne comprend pas
tout à fait,
- on admire la feuille de route préparée par les ziklo-boys en se disant que merde, ils sont quand même très pros,
- on finit par arriver à la salle dans un timing quasi-parfait ce qui n’est pas très rock’n’roll mais très poli.
A l’arrivée à la salle :
- on décharge en se demandant si quelqu’un n’a pas rajouté quelque chose dans le sac de pieds de batterie pendant le
trajet,
- on installe le matos sur scène et on se dit qu’on a bien fait d’acheter un deuxième hotrod parce que comme ça le back
line a de l’allure,
- on fait la balance batterie et basse et puis basse batterie. Là, Guillaume joue « going away » au lieu de « latest ».
- Simon chante Flexa Lyndo et Antoine les Foo Fighters,
- On fait trois morceaux tous ensemble et Benoît se dit que les cymbales repassent vachement dans le micro chant,
- Greg regarde la console lumière avec appréhension.
- On va demander à Benoît ce qu’il pense du son et la balance se termine.
Avant le concert :
- on profite du catering,
- on glande dans la loge,
- on commence à avoir le trac en voyant que la salle se remplit,
- on sent l’adrénaline monter dix minutes avant le début du set,
- on attend derrière la scène et on regarde le public en se cachant,
- on adore quand les gens crient parce que Greg éteint les lumières de la scène,
- on monte et le trac disparaît pour se transformer en joie d’être sur scène,
- on se concentre pour ne pas rater le premier coup de cymbale de PPM pour que tout le groupe parte à l’aise,
- on attend avec impatience les premières réactions du public à la fin de chaque chanson.
Descendre de scène, c’est :
- se dire que ça a duré trois minutes,
- parfois être heureux de se voir rappeler,
- sinon débriefer le set,
- être sur un nuage pendant une demi-heure, incapable de se concentrer sur autre chose que ce qui vient de se passer,
- se préparer à ranger la scène et se dire qu’il y a vraiment beaucoup de choses à mettre dans le sac de pieds…
Un après-concert sur les trois dates avec Girls in Hawaii c’est :
- regarder leur set en appréciant sa qualité,
- aller au stand merchandising, vendre des CDs et donner des badges et des affiches,
- boire des coups gratuits et faire quelques rencontres improbables,
- charger le camion en se demandant ce qui pèse si lourd dans le sac de pieds,
- boire un dernier coup avec les girls quand la salle est vide,
- aller à l’hôtel et tirer le grand lit à pile ou face (avec le pass backstage) avec Guillaume et perdre,
- regarder une merde à la télé qu’on a déjà vue il y a deux ans sur M6,
- s’endormir vite parce qu’on est crevé et qu’il faut se lever tôt le lendemain pour repartir.
Au final, les concerts avec exsonvaldes c’est :
- quelque chose qui est plus intense que beaucoup de choses et qui nous fait passer par des hauts très hauts quand ça
marche et des bas très bas quand ça rate,
- être déprimé de rentrer à la maison parce qu’on aurait bien rejoué huit soirs de plus,
- se dire qu’on veut faire ça de notre vie,
- se dire qu’on forme une bonne équipe soudée et motivée avec qui on passe des supers moments,
- faire une mauvaise répète à cause de la fatigue pour préparer la suite… mais être contents de jouer quand même.
Post précédent (18 Octobre) : Dijon, Alençon, Chateaulin






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